Un SPOC pour booster les compétences managériales

Les managers exercent un métier passionnant et difficile, tellement décrié en France. On leur demande souvent de faire des miracles avec des bouts de ficelle. Or, ils peuvent quelquefois en faire, s’ils en ont les moyens. Parmi ceux-ci, la formation est indispensable. Car ni l’expertise dans un métier ou une technique, ni l’ancienneté ne suffisent à être un bon manager.

Former, oui, mais sur quoi ? Et selon quelles modalités ?

Les théories, les outils existent et s’affinent régulièrement. Ils sont largement diffusés, dans des ouvrages spécialisés ou sur le Net. Les organismes de formation au management sont nombreux et les enseignements souvent pertinents et transmettent les bonnes pratiques.

Les modalités pour acquérir ces compétences aujourd’hui sont variées : présentiel, formation en ligne (MOOC, e-learning, serious games, webconférence ou webinar, e-formation), formation en situation de travail et tutorat, auto-formation. Je les compare dans un autre article (cliquez).

Comment peut-on en améliorer l’efficacité sur le long terme ?

Transmettre des savoirs, travailler sur des savoir-faire liés au management ne suffisent pas. On oublie une dimension très importante lorsqu’on n’agit pas le savoir-être. Or, manager des hommes, c’est principalement gérer les relations humaines qui se jouent au quotidien dans une équipe. Au delà des méthodes et des pratiques, seule une personne bien dans sa peau est capable de maîtriser ses émotions pour aider les autres à gérer les leurs afin d’être performants ; seule une personne consciente de ses propres croyances limitantes peut être ouverte et à l’écoute, avec positivisme ; seule une personne dont les valeurs rejoignent celles de l’entreprise pourra donner du sens à son action et à celle de ses équipes pour les motiver. Et dans ce domaine, l’intelligence émotionnelle, aucune formation standard de groupe ne peut être efficace.

Pour adopter de nouvelles pratiques, il est nécessaire d’y adhérer au moins intellectuellement et c’est relativement facile. Abandonner les anciennes, même moins efficaces, est beaucoup plus compliqué et plus long. C’est accepter de prendre des risques. Cela nécessite un accompagnement personnalisé.

Pour des raisons de coût et de dynamique pédagogique, il n’est pas souhaitable non plus de faire des formations totalement individuelles. En effet, la confrontation et l’échange avec les pairs sont extrêmement importants.

C’est pourquoi il est nécessaire d’innover en matière de formation au management avec des méthodes basées sur l’efficacité et l’accompagnement humain, sur le terrain, dans la durée.

Quelle serait alors la formation idéale ?

Selon Claire Tellier-Couvin, la formation idéale doit apporter des méthodes mais aussi de l’assistance à leur mise en oeuvre personnalisée. Elle doit développer la confiance en soi du manager afin de pouvoir désactiver tous les blocages au changement. Enfin, elle doit donner un sens à l’action managériale dans l’entreprise. Elle doit permettre de :

  • transmettre des savoirs en petits groupe, soit via un SPOC, ou encore mieux, via des classes virtuelles ;
  • favoriser l’émergence et la réalisation de plans d’action personnalisés, optimisés en groupe et suivi individuellement ;
  • réaliser des entraînements aux pratiques en sous-groupes et en mode collaboratif ;
  • évaluer les acquis individuellement et désamorcer les blocages;
  • favoriser une mise en application des acquis, sur le terrain, rapide et accompagnée ;
  • développer l’organisation et l’assertivité individuellement ;
  • accompagner la réflexion de chacun sur les croyances limitantes, les comportements liés aux émotions.

Le manager optimise ainsi ses pratiques à sa manière et transfère ses connaissances pour faire évoluer son environnement en même temps.

Par ailleurs, la formation idéale doit également permettre au manager de se professionnaliser de manière progressive et durable, tout en restant disponible pour son équipe et sa direction au quotidien. Privilégier les formations modulaires courtes, à distance si possible avec un accompagnement individuel (SPOC) évite la « deuxième journée », le soir après la formation.

 

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